A Plague Tale Innoncence : chef d’oeuvre en vue ?

Gh0stCrawl3r


Développé par Asobo Studio, situé à Bordeaux, et édité par Focus Home, « A Plague Tale Innoncence » est un jeu d’aventure / action qui se déroule dans le royaume de France au Moyen-Age, ravagé par la peste. Les différentes vidéos et infos distillés les derniers mois ont intrigué ma curiosité. Entre une DA puissante et inspirée, et une narration qui semblait prometteuse, nous n’avions qu’une envie, c’était de pouvoir nous faire notre propre avis et c’est désormais chose faite !

 

Condition de test : version commerciale sur PS4 Pro, jeu en version 1.02

Le joueur incarnera Amicia, la fille du Chevalier De Rune. Notre aventure débute via un chapitre tutoriel, en forêt avec notre père à qui elle souhaite prouver qu’elle plus qu’une demoiselle et qu’elle pourrait être utile à bien plus. Nous apprendrons ici les rudiments du gameplay (déplacements, actions basiques, utilisation de notre fronde). Les décors nous placent dans une forêt aux couleurs de l’Automne, tout semble paisible et calme mais fur et mesure que nous avançons dans le tuto, l’ambiance s’assombrit et l’ambiance devient pesante. Tout ne se passe pas comme prévue et notre héroïne retourne bien plus vite que prévue à la maison où elle doit retrouver sa mère au chevet de son frère malade, Hugo.


L’Inquisition déboule alors et cherche à mettre la main sur celui-ci qui nous est alors confié avant que la famille toute entière se fasse massacrer sous nos yeux. A ce moment-là, Hugo se montre totalement inutile et notre tuto nous amène sur la partie infiltration. Amicia ne peut lutter face à des chevaliers en armure, nous devrons donc ruser afin de ne jamais être aperçu tout en tenant le petit Hugo à nos côtés, en nous faufilant dans les hautes herbes ou encore en attirant l’attention d’un garde sur notre chemin via un jet de cailloux sur du métal plus loin, en jetant de vase, etc. Un véritable jeu de chat et souris se met alors en place. L’ambiance sonore se marie parfaitement à l’atmosphère de ces scènes, ou la tension est palpable.

Au fil de l’aventure, le comportement d’Hugo évoluera. Tenu par la main sans cesse au début de l’aventure, nous avons la possibilité de l’envoyer via une ouverture minuscule ouvrir une porte, ou lui demander nous attendre à un endroit, ou d’actionner un levier par exemple. Celui-ci n’ayant jamais connue la vie extérieure avant ces évènements du fait de sa maladie (je n’en dirais pas plus pour ne pas vous spoiler), il se montrera assez craintif et aura peur rapidement si nous nous éloignons de trop. Cela aura pour effet de lui faire péter une durite et il se mettra à nous appeler, crier, etc. Effet boomerang garantie si des gardes sont dans le coin ! Et qui dit Amicia prise en chasse dit Amicia morte !


En dehors de ces scènes d’infiltration, nous serons amenés à des scènes axées puzzle / recherche dont la difficulté n’est pas élevée mais qui ont le mérite d’exister et de s’associer convenablement à la situation traversée. Ces passages de type puzzle seront parfois associés à une situation d’urgence, où Amicia sera poursuivie / en danger du coup, la donne change et là est une donc la phase suivante : la fuite ! Il y aura des moments où, quoi que nous fassions, nous serons amenés à sauver notre peau et fuir le plus vite possible ! Cela ne se résumera pas qu’à courir vite, il y a aura des actions à mener rapidement (allumer rapidement une torche, tirer à la fronde, choisir la bonne direction rapidement). Ces phases ajouteront du stress et de la tension à l’univers déjà sombre, glauque et lugubre de Plague Tale.

Le gameplay sera donc une alternance d’infiltration, puzzle et fuite. Bien entendu cela évoluera au fur et à mesure notre aventure, notamment grâce à la découverte de recette pour des objets tels que les projectiles pour allumer un feu à distance, un poison pouvant endormir un adversaire, ou un projectile rongeant le métal et mettant donc à nue le visage des ennemis pour les attaquer à la fronde. Il sera donc possible d’attaquer et tuer nos ennemis mais attention à ne pas nous retrouver submerger par les ennemis humanoïdes ou avoir les bons outils et objets nécessaire aux crafts pour mener à bien notre quête.


Le titre présente une composante craft sur plusieurs tableaux. Tout au long de l’aventure, Amicia pourra récupérer divers composants dans des coffres ou cachés dans l’environnement. Ces loots lui serviront, via des établis (à condition d’avoir de l’outillage en plus des compos), à améliorer sa fronde par exemple, sa capacité de stockage, ou sa tenue pour plus de furtivité. Nous pourrons également crafter des projectiles ou autres poisons via de l’alchimie, objets mentionnés un peu plus haut.

Qui dit peste dit rats, et ceci apparaitront dès le chapitre 3 de l’aventure. Ici, le surnombre et leur vélocité seront clairement à leur avantage, notre seule possibilité pour les « vaincre » étant de les faire fuir grâce à la lumière qui sera apportée par le feu (braséros à allumer, les torches dont la durée de vie n’est pas infinie loin de là, ou encore les bottes de paille à enflammer) ou de les attirer ailleurs (un bon jambon ? pour sûr, ils vont kiffer les rats), nombreuses seront les solutions disponibles dans notre aventure, à nous de les voir et les trouver.


Bien que le rendu visuel soit des plus propres, avec une fluidité irréprochable, un léger effet de flou est constaté en périphérie de l’image ou sur tout ce qui ne semble pas être dans le champ de vision d’Amicia (en tout cas, sur la version PS4 testée sur Pro). Nous nous doutons que cet effet sert surement à garder une résolution native élevée et un frame rate sans chute ou pic mais il est visible. Nous n’avons pas constaté de bugs ou des loupés au niveau de la technique : c’est propre, c’est fluide, les effets de lumières et la gestion des ombres (qui font partie du gameplay !) sont très bien gérés. Les animations sont également plutôt bien foutues et nous n’avons pas relevés d’anomalie comme des problèmes de collision ou pathfinding.

La magie opère et l’ambiance créée par Asobo est juste magnifique. Le visuel, couplé à une bande son aux petits oignons, font ressentir ce que Amicia, son frère et les autres personnages que nous croiseront, doivent ressentir. C’est sombre, rempli de peur, de chagrins, de mort. Pour faire
simple la DA déchire et nous ne pouvons qu’applaudir le taff accomplie ! La VF est également de haute qualité, avec des acteurs au doublage qui nous sont familier.


Le level design est également de bonnes factures, chaque environnement aura une identité propre (forêts, chemin champêtre, ferme, village, fortification, champs de bataille, crypte etc) et bien taillée dont quelques passages contemplatifs au rendu agréable à l’œil. Par contre, le tout fait tout de même très cloisonné et couloir. Malgré tout, la recette et le rythme étant bien ficelés ce fait ne nous est donc pas paru négatif.

Le titre propose une durée de vie honorable (à la louche, une 12aine d’heure pour arriver au bout). Le titre proposant plusieurs trésors ou autres collectibles, cela ajoutera quelques heures pour les adeptes du 100%. Aux vues de la trame, du phénomène « couloir », la rejouabilité quant à elle sera proche du néant.




MON AVIS : UNE AGREABLE SURPRISE, A DECOUVRIR !

Je n’avais pas suivi le jeu à son annonce mais depuis quelques semaines et la campagne promo lancée, le titre m’intriguait de plus en plus et j’ai donc décidé de m’y plonger la semaine passée.

Le titre possède une DA globale de qualité, que cela soit au niveau visuel comme sonore. La technique, hormis cet effet de flou évoqué, envoie du lourd sur la console de salon de Sony, alliant rendu joli et fluidité stable.

Le jeu possède un rythme bien ficelé via l’alternance des phases de réflexion, de fuite, de contemplation ou d’infiltration.

Le gameplay évolue au fur et à mesure de notre aventure, tout comme le comportement de nos protagonistes qui n’auront guère de choix dans ce monde sombre et rempli de mort. Parachutée en un instant de « sœur qui ne connait quasiment pas son frère » à « je suis sa seule famille et je dois le sauver », notre héroïne n’aura pas d’autre choix que de devoir changer pour le bien d’Hugo mais également pour le sien. Alors qu’Amicia est prise de remord suite à sa première mise à mort humaine, elle n’hésitera pas à sacrifier des vies pour sauver son frère plus tard. L’humanité laisse place aux instincts primaire de la survie.  Je ne spoilerais rien ici, mais la narration se laissera le temps de dévoiler son intrigue et proposera une expérience réellement plaisante (bon, pour le plaisant, on se comprend bien entendu hein haha).

A 49.99e en prix conseillé (et déjà annoncé à 39,99 chez Auchan ou Leclerc par exemple), je ne peux que vous suggérer de vous pencher sur « A Plague Tale » qui donnera au joueur un titre intéressant et sortant des travers des openworld qui inondent le marché. Un futur GOTY en approche ?



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