Resident Evil 3 Remake : retour à Racoon City 20 ans après

Gh0stCrawl3r
resident evil 3 remake test





Alors que Capcom sorti un remake de RE2 qui fut un succès aussi bien commercial que critique l’an passé, nous voici face à une nouvelle réédition de la licence. Resident Evil 3 remake est là.

Quand Resident Evil 3 apparu pour la première fois sur Playstation, il créa une « controverse ». En effet, les fans de la première heure n’apprécièrent guère l’orientation plus action de l’épisode nommé Nemesis.

Alors que le remake du 2eme garda son identité sur les grandes lignes et donc ses mécaniques anciennes, il est temps de voir ce qu’il en pour ce nouveau remake.



HELLO RACOON MY OLD FRIEND.

Replaçons le contexte de cet épisode. Nous incarnons Jill Valentine, membre du STARS et rescapée des évènements du manoir Spencer (Resident Evil 1). L’histoire se situe quelques semaines après ces évènements, et peu de temps avant ceux de Resident Evil 2. Un puissant virus transforme les humains en zombies. Ce virus s’est propagé et contamine aujourd’hui toute la ville de Racoon City. Jill veut s’enfuir et quitter cette ville mais c’est sans compter sur Umbrella. La société derrière tout ce merdier traque Jill et veut la voir six pieds sous terres. C’est dans ce but que le Nemesis, votre pire ennemi dans RE3, a été créé et envoyé à vos trousses. Nous chercherons donc à nous enfuir et surtout à survivre!

Le jeu démarre dans une phase résolument tournée Action où Jill sera dès les premières minutes de jeu prises pour cible, sans défense. Le Nemesis veut notre peau, nous le comprenons très rapidement. Cela sera le cas à plusieurs reprises dans les quelques heures de jeu. Il est notre ennemi principal, et il sait manier des armes qui plus est !

L’histoire globale du titre sera axée sur notre survie, notre tentative de nous échapper avant toute chose, dans une narration préférant l’action aux révélations sur les projets d’Umbrella, ou le background en général. Ce n’est au final pas pour nous déplaire. Le sentiment d’urgence, de course contre la montre pour ne pas mourir, ressort foutue. Même si le jeu tend plus vers l’action que la survie, certains passages sont toujours là pour vous rappeler la situation.

Autre nouveauté : exit les espaces uniquement clos, et bienvenue dans les méandres « ouverts » de cette ville envahie de zombies. Des passages en extérieures proposeront des espaces plus ouverts que ce dont la licence nous habitué.



UN VRAI REMAKE ?

Nous ne nous y trompons pas, Resident Evil 3 est un vrai remake.
Que dire déjà de l’introduction en live action, chose dont Capcom / Resident Evil ne nous a pas habitué. Le RE Engine fait des merveilles sur notre Playstation 4 Pro, et le tout à 60fps stable. Le jeu est réellement joli, et prouve que notre gen de console en encore sous le capot. Racoon City, de nuit, est magnifique. Les jeux de lumières, les reflets, l’ambiance, tout y est, sans parler des effets pyrotechniques et autres explosions.

Le photoréalisme est très proche, sans parler du rendu et de la qualité d’animation des personnages. Nemesis en tête de ligne, le jeu fourmille de détails en tout genre, comme la chair qui se modifie à l’impact des balles. C’est propre et fluide. Bien entendu cela a eu un prix. Plusieurs allégements ont été fait pour permettre de garder cette fluidité. Exit le démembrement des zombies, et bonjour les cadavres qui dépop rapidement. Cela casse un chouïa l’immersion mais pour cette fluidité qui nous est tant chère, on fermera les yeux.

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UN GAMEPLAY AU POIL.

Alors que la technique a pris un joli up dans les dents, le gameplay n’est pas en reste. Nous commencerons par noter cette caméra typique des TPS, au-dessus de l’épaule. Contrairement au remake du 2eme opus, RE3 propose ici un gameplay et des animations plus modernes. Jill bouge bien mieux que Claire dans le 2, elle fait preuve de mouvements fluides et naturelles. L’esquive, qui demandera de prendre en main son timing, est un ajout non négligeable. Celle-ci, réalisée au bon moment, provoquera un genre de bullet-time. Le fait de pouvoir tirer en mouvement aussi offre une perspective plus actuelle de gameplay. Bref, cette mise aux gouts du jour du gameplay est clairement bienvenue pour Resident Evil 3 Remake.

Pour le reste, bien entendu, nous restons sur ce qui fait Resident Evil. Nous devrons traverser des phases de recherches, d’énigme ou encore de gunfight. Les armes disponibles sont variées et efficaces.

Marque de fabrique oblige, l’inventaire limité ainsi qu’une composante Craft sont de la partie. Pour cette dernière, Jill confectionnera toujours ses mélanges à base de plante, et il lui sera aussi possible de fabriquer ses propres munitions à présent.

Les affrontements se monteront plus « nerveux » que sur le second, avec notamment des vagues de zombies par moment. Face à une dizaine de zombies, nous pourrons dire merci aux munitions présente en quantité suffisante pour tenir.

Truc drôle remarqué lors des gunfights : la résistance des zombies aléatoire. Il m’est arrivé à des moments d’avoir l’impression que les hunters étaient plus fragile qu’un zombie de base (ou l’inverse). J’eu beau coller du headshot, le zombie standard restait debout, et continuait à avancer.

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RESPECT DE L’OEUVRE D’ORIGINE.

Qui dit remake dit parfois entorse à l’origine et c’est le cas ici. Capcom a modifié quelques facettes de son titre pour le rendre plus « current gen ». Exit les QTE de la version Playstation 1 notamment. Des passages ont été coupés (Jill dans le commissariat, le beffroi) et d’autres ont été ajoutés (des passages avec Carlos). Vis à vis du remake de RE2, l’impression que Capcom a réellement voulu renouveler son jeu est bien plus forte.

Point de vue durée de vie, cet opus ne présente qu’un arc jouable (contre deux habituellement) et forcément cela se ressent sur la durée de vie du jeu. Il m’aura fallu 4h pour mon premier run (sans rusher, en ayant fouillé correctement sans chercher le 100%). C’est court, mais cela respecte le jeu d’origine niveau temps. A noter que le remake ne possède d’une seule fin possible.

Une fois le générique de fin parcouru, le joueur adepte du scoring pourra chercher le run parfait, le speed run, etc via une nouvelle partie, dans un mode de difficulté plus difficile. Les adeptes de platine de jeux auront de quoi faire avec pas mal de hauts faits à remplir.

Les autres difficultés augmenteront surement cette durée de vie. Alors que le facile risque à l’inverse de la raccourcir, surtout Avec l’assault-rifle dispo dès le début du jeu.

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RESISTANCE : LE MULTI INATTENDU.

Après avoir retourné le solo, nous nous sommes penchés sur le mode multijoueur de RE3. Baptisé Résistance, le jeu propose à 5 joueurs de s’affronter en 1v4. D’un côté le mastermind contrôlera les zombies avec comme but de tuer tous les survivants. Ceux-ci devront coopérer pour survivre et réussir à s’échapper du lieu où ils sont confinés.

Le mastermind pourra passer d’une caméra à l’autre par exemple pour épier les survivants et agir. Disposant d’un « deck » de capacités, il pourra déployer zombie en tout genre et pièges. Le mastermind aura également la capacité de déployer un boss biologique type Tyran.

Les survivants pourront choisir parmi plusieurs personnages au look et capacités différentes. Un avatar aura des capacités de soin, alors qu’un autre aura des capacités de piratage pouvant brouiller les caméras.

Un timer sera lancé et variera selon la situation réelle. A chaque blessure / mort d’un survivant, une pénalité de temps est appliquée. A l’inverse, pour chaque « mission » réussie des survivants, chaque mort de zombie, le tirer gagne quelques précieuses secondes.

Niveau équilibrage, l’avantage semble aller pour le moment au Mastermind. Niveau survivant, cela nécessite une vraie grosse coordination et surtout de connaitre correctement les capacités de son personnage. Il m’est arrivé bien souvent de me faire éclater car les survivants jouaient un peu en mode free for all, ou bien ne jouait pas le jeu à fond.

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MON AVIS :

Ceux qui me connaissent ont conscience de ma réticence à tout ce qui est remaster / remake. Force est d’avouer que celui-ci s’avère globalement réussi.

Bien sûr, l’aventure s’avère assez courte, mais cette version de Racoon City vaut clairement le détour. La technique est au poil, la VF intégrale tout autant. La modélisation (on aime ou pas le modèle, par rapport au modèle historique, c’est un autre débat), les animations et la technique déchirent. Nous en prenons plein la gueule avec ce RE Engine qui tire profit au max des capacités de nos consoles actuelles. Racoon semble plus vivante que jamais (le comble pour une ville infestée de zombies!)

Cette course contre la montre, avec le temps et Nemesis, via des passages nerveux et explosifs proposeront un jeu intense et plaisant à parcourir.

Le endgame pourra compenser la rapidité du solo pour les adeptes du scoring.

Concernant le multi, l’idée de gameplay asymétrique est bonne mais mériterait un poil plus de tuning. Au niveau du contenu, espérons que le nombre de maps disponibles augmentent un peu dans le temps.

Resident Evil 3 Remake est un bon jeu, ayant pris quelques libertés vis à vois de l’épisode original. Son seul vrai défaut, hormis une durée de vie des plus courtes dans la licence, pourrait être son prix pour ceux se contentant d’un run, et qui ne considérait pas l’achat de Résistance.



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