Final Fantasy VII REMAKE : le jeu phare de Square Enix revient en version 2020

Gh0stCrawl3r

Sorti originalement sur la première Playstation, Final Fantasy VII revient aujourd’hui sur Playstation 4 pour un remake un peu particulier. Pourquoi dire cela ? Alors que le jeu d’origine s’étendait sur plusieurs villes / région pour des dizaines et dizaines, même centaines d’heure, ce remake nous est annoncé comme se concentrant sur Midgar. Nous allons voir aujourd’hui ce qu’il en est.




MIGDAR 2.0

Comme énoncé, ce remake s’attardera uniquement sur la mégalopole de Midgar. Bien entendu, comment transformer ce qui servait de big introduction au jeu d’origine en jeu à part entière ? A la façon d’un Resident Evil qui a eu sa dose de remake, Square Enix réécrira une bonne partie de l’histoire, en ajoutant une dose de l’intrigue normalement dévoilée plus tard et en retravaillant une partie de tout ce qui était connu du jeu d’origine. 

Le jeu alternera rythme effrénée et phase bien plus longuette, que cela soit dans le contenu principale (l’escalade du pylône du réacteur 7 est une horreur, et je ne parle pas de la première séquence en moto) ou annexe (le contenu optionnel du chapitre 14, en plus de ne pas être intéressant nous faire littéralement retraverser toute la map, couloir qui plus est). Le rythme hachuré aura des fois raisons de notre motivation tant on passe du coq à l’âne à 2-3 reprises mais sinon, les 33h15 qu’il m’a fallu pour boucler la quasi intégralité du jeu resteront globalement plaisante (il me manque une musique, et une arme que j’ai honteusement oublié de retourner acheter, grosso modo).

Niveau durée de vie, bien que nous puissions craindre que Midgar soit vite retournée, la durée de vie est correcte. Les missions annexes, données par des PNJ, ou les contrats, se débloqueront au fur et à mesure que nous avançons dans les 18 chapitres. Le contenu global se montrera assez dirigistes et linéaires. Le schéma couloir / combat régulier n’est pas forcément des plus palpitants vue comme cela, heureusement que le contexte vécu est plus intéressant à suivre et d’autres points arriveront à nous faire rêver.

A noter la présence de petits jeux, notamment les fléchettes, qui débloqueront des bonus si vous prenez la peine de vous y attarder (ou encore les Squats … tellement passionnant … ou pas).

L’histoire contée dans ce remake se laissera suivre et sera bien menée, malgré quelques passages moins captivant. Les personnages secondaires, quant à eux, ne seront pas tous sur le même pied d’égalité.




TECH’N’SON.

Visuellement, le jeu semble tout à fait remarquable. Les cinématiques en images de synthèses sont tout simplement sublimes. En plus de rester fidèle à l’œuvre d’origine, la version 2020 tape fort. Le jeu est fluide, les effets et jeux de lumières sont bien gérés et les reflets dans l’eau, les flaques etc montrent que nos consoles (quand exploitées correctement) en ont encore sous le capot. L’arrivée à Wall Market est tout simplement épique, tant l’ambiance rendue couplée à une bonne maitrise de l’Unreal Engine 4 sont top. Bien entendu, UE 4 oblige, le jeu souffle aussi bien le chaud que le froid. Des textures restent ultra foireuses et font clairement tâche dans le bilan. Il suffit de voir les pierres dans le jardin de la maison d’Aerith, les textures rocheuses dans les sous-terrain ou encore le parterre de fleurs jaunes encore une fois dans le jardin d’Aerith pour comprendre, le pire est quand ces textures dégueulasses ne poppent que tardivement ou pas du tout pour s’en rendre encore plus compte (la chambre de cloud est un bon exemple).

La caméra elle aussi partira souvent dans les choux, et proposera une visibilité plus que brouillonne, rendant quelques combats hasardeux, et surtout à faire à l’aveuglette.

Les animations sont, quant à elle, mi-figue mi-raison. En combat, en déplacement en temps normal, tout est bien foutu mais dès lors qu’on arrive un déclencheur ou un interrupteur, voir Cloud faire 3-4 pas en arrière, se décaler, ré avancer de 3-4 et actionner l’interrupteur est une vaste blague aujourd’hui. De même, pour certaines animations de mini saut par exemple lors de l’acte 17, les personnages deviennent d’un coup super raide.

La partie sonore a aussi le droit à un travail remarquable, avec l’intégralité des dialogues doublées et en français svp. Bien entendu, cette partie son n’est pas sans défaut, je pense notamment à Barret sur-joué toujours en mode « je gueule » qui m’a vite pris la tête ou encore les voix de Tifa / Aerith des fois un peu trop « potiches » / cucul. Après, cela n’engage que moi et quoi qu’il arrive, avoir un jeu de ce calibre entièrement dans notre langue est un luxe à l’heure actuelle. La partie son « musique » est quant à elle irréprochable. Les airs épiques et connus du jeu d’origine sont repris et retravaillées façon 2020. Quel plaisir de réentendre ces sons du jeu d’origine, qui restera pour moi LE FF.

Globalement, et de façon impartiale, la partie technique comme sonore reste de très très bonne facture et démontre encore une fois le savoir-faire de Square Enix, si on omet les défauts inhérents à l’UE4.




COMBAT ET RPG.

L’une des grosses différences entre l’original et le remake, en plus du choix de « Midgar uniquement » a été l’abandon du tour par tour traditionnel des anciens Final Fantasy pour se retrouver sur un système en temps réel entre Final Fantasy XV et les A-RPG nouvelle génération.

Le joueur dirigera un des trois personnages de l’escouade, qu’il sera possible de changer d’une simple touche. A chaque action, une barre de ressource se remplira permettant de déclencher une compétence, un sort ou d’utiliser un objet. Et bien entendu, la fameuse barre d’ATB restera de mise. Votre personnage gagnera ses ressources mais également les deux personnages contrôlés par l’IA. D’une pression sur L2/R2 il sera possible de donner des ordres à ces deux autres alliés. C’est dynamique et bien foutu. Bien que les trashs puissent souvent se faire sans gérer les deux alliés, et y allant comme un bourrin, certains boss nécessiteront un peu plus de cohésion.

En parlant de boss, autant certains sont anecdotiques et ne laissent pas de souvenir, autant quelques autres affrontements seront de haute volée. Je n’en dirais pas plus pour ne rien spoiler 😉

Bref, la partie baston est un réel plaisir et voir s’animer pour les premières fois nos invocations est un pur régal!

La partie RPG quant à elle se composera en plusieurs tableaux :

  • Le leveling de nos héros, qui augmentera les stats basiques.
  • Le leveling de notre arme, qui débloquera des points à dépenser dans une sortie de sphérier pour augmenter les caractéristiques que l’arme nous octroie, des bonus, ou des slots de matérias. A noter que chaque arme, une fois maitrisée, nous permettra de conserver son attaque spéciale définitivement.
  • Le leveling des materia.

C’est « basique » sur les grandes lignes mais suffisant pour customiser à sa guise son personnages selon ses envies de jeux : axé corps à corps, distance, magique, soutien etc.




APRES MIDGAR ?

Il y a ici un gros point noir au tableau à mes yeux. Bien entendu, tout ce qui va suivre ne remet pas en cause ce que j’ai aimé ou non aimé de ce remake et surtout est purement personnel ! J’en vois déjà venir dire que tout roule sur Final Fantasy VII Remake, mais pour moi clairement ce point-là est un vrai point noir. Bien que le jeu 2020, et sa fin, puisse s’auto suffire, comment peut-on envisager que cette version de FF7 soit complète?

Dans le jeu d’origine, Midgar est une petite partie de l’histoire, du contenu global, des heures passées en jeu. Il m’est inconcevable que tout le reste soit purement et simplement rayé de l’équation. Du coup, si suite il y a, quand viendra-t-elle ? Sur quelle console ? Combien coutera l’expérience complète ? Oui, cela avait été annoncé que ce remake ne concerne que Midgar, mais si on se colle la tâche de remake un jeu, on le fait jusqu’au bout… Bref, pour moi c’est un vrai coup de gueule.




LA NOSTALGIE ?!

Final Fantasy VII Remake possède d’innombrable qualité, à commencer par sa réalisation, ou son travail sur la partie sonore. Le jeu est agréable à être parcouru, sa durée de vie est suffisante, et il propose un peu de contenu annexe et collectibles à trouver, avec quelques passages épiques. Les affrontements sont super dynamiques, et certains boss demanderont un vrai travail de coordination entre vos membres (coucou Filer Heraut).

Revoir Midgar, quasiment 25 ans après, de cette façon est vraiment jouissif mais la corde nostalgie ne cache pas tout, car soyons honnête le jeu se traine une ou deux petites casseroles que seules les fan boy sous Mako à haute dose refuseront de voir : rythme un peu trop haché, quelques textures foireuses, la caméra perfectibles, et un contenu annexe vraiment pas intéressant pour sa grande majorité.

Bien entendu, les côtés négatifs ne prennent clairement pas le pas sur le jeu mais il est tout de même bon de garder ceci en conscience.

Pour les amateurs de jeu d’action, avec une histoire sympathique à suivre et avec un système de combat dynamique excellent, ce FF devrait vous plaire. Il est simplement dommage, quand on connait l’œuvre d’origine, de voir limite les 3/4 du contenu passer à la poubelle.



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