Partons conquérir le grand ouest avec RAILWAY EMPIRE sur Switch.

Gh0stCrawl3r






Habituellement réservé au monde du PC depuis un petit moment, les jeux de gestions ont (re)fait leur apparition sur console avec notamment Tropico et Cities Skyline il y a quelques temps. Un nouvel challenger a fait son apparition il y a deux ans, avec Railway Empire grâce à Gaming Minds Studios.

Nous vous parlerons aujourd’hui de son portage Switch. Une bonne partie de ce qui va suivre restera valable que cela soit pour la version Xbox One X (que nous avons testé il y a deux ans) ou version Switch testée aujourd’hui.

Il vous sera demandé ici de recréer le réseau ferroviaire américain en commençant aux USA dans les années 1800. Mode Western, gestion, console, est-ce que ce mélange fera effet sur nos machines ? La réponse de suite.




ROAD TO AMERICA !

L’ambiance est posée dès le menu principal, musique et décor western, pas de doute où nous sommes. Le jeu propose plusieurs modes : une campagne scénarisée, un mode scénario, libre et un mode bac à sable . Nous allons commencer par le mode scénario qui fera office de « tuto ».

Divisé en 5 chapitres, ce mode nous fera voir du pays à la conquête des chemins de fer grâce à l’ingénierie de l’Union Pacific et la création du Transatlantique. Nous allons donc ouvrir notre propre compagnie ferroviaire en commençant par les grandes plaines dans ce premier chapitre ! Pas le temps de lambiner nous voici donc dans la région d’Omaha pour lancer l’histoire de notre société et surtout construire nos premiers rails, ouvrir notre première ligne. Ce premier chapitre fera office de tutorial, et là paf premier « point noir » du jeu : ce tuto ne se veut pas des plus complet , et surtout bien trop court ! Il existe un menu aide en jeu mais même avec ceci il n’a pas été rare que je sois un peu perdu ou sur des choses basiques du gameplay comme ces foutu panneaux d’interdiction / croisement à ma première game. Une fois compris (à force d’essai) cela parait évident mais le jeu ne nous accompagne pas assez sur le basique ou de façon totalement flou. Pour un néophyte du genre, cela peut calmer d’entrée de jeu.

Chaque scénario, chaque chapitre vous donnera une liste d’objectif à atteindre afin de pouvoir être finalisé. De l’objectif complété en 3 clics, nous arriverons à d’autres missions qui demanderont des heures de jeu et de casse-tête car rien n’est simple ici. Il faut tout d’abord construire une gare de départ, d’arrivée, les relier avec une voie, y associer une ligne et donc une locomotive. Chaque tracé pourra vous coûter les yeux de la tête selon la topologie du terrain : plat ? Pentue ? Tunnel à creuser ? Pont ? Voie à surélevé ? Etc. La liaison doit-elle être directe ou non ? Le joueur s’aperçoit rapidement que le temps, c’est de l’argent ! Un trajet trop long ne vous aidera pas à gagner des clients.

Chacun de nos objectifs devra être réalisé dans un temps imparti.La moindre action qui semble basique peut vite tourner au casse-tête et il m’est arrivé quelque fois de reprendre une sauvegarde en arrière quand je me suis aperçu de mes mauvais choix qui m’avaient sur le moyen terme fortement pénalisé. En plus des trajets de voyageur (qu’il faudra faire au plus rapide bien entendu) le jeu demande de gérer le transport de marchandise. Chaque ville a des besoins particuliers, à nous de faire le nécessaire pour que les besoins soient comblés. Il nous incombera de faire le nécessaire afin que la marchandise arrive à bon port, en quantité et temps voulues. Les petites gares ne possédant qu’une voie, il faudra les agrandir, gérer le trafic avec des voies d’évitement etc. Sans oublier que votre matériel s’use et peut tomber en panne, il faudra donc des bâtiments de maintenance, des ravitaillements etc. Le premier impact sera votre portefeuille et on ne rigole pas ici !




MONEY MONEY MONEY !

La gestion de votre compte bancaire prendre une part très importante dans Railway Empire. Nous devons faire face à la concurrence, suivre et gérer le cours des matériaux disponible en jeu sur la bourse afin de voir quand investir ou revendre. Le jeu propose donc un système financier complet et complexe (peut-être même trop des fois). Nous pourrons acquérir des sociétés, en faire fusionner, etc. Le jeu donne donc tous les outils possibles pour s’enrichir bien et rapidement en plus de notre commerce ferroviaire mais cela demandera de la sueur et du temps à assimiler et surtout réussir. Nous sommes donc bien sûr sur de la simulation pure et dure ici. Après, tout cet aspect boursicote / acquisition d’entreprise est 100% optionnel, nous pouvons très bien nous en passer mais l’aspect économie reste des plus importants, à s’en demander s’il ne prend pas un peu le pas sur la construction.




MY TRAIN IS YOUR TRAIN!

Qui dit simulation de train dit forcément locomotive ! Il nous sera ici possible de débloquer tout un tas de locomotive, wagon, technologie via un système de frise où nous verrons les options déblocables. Via ce système c’est donc toute notre entreprise et tout notre réseau qui évolueront : amélioration des locomotives, de la fiabilité de celles-ci et de la maintenance etc. Nous pourrons aussi doter nos trains de personnels compétents comme des conducteurs ou ingé. Encore une fois, chacun d’eux tapera dans votre compte dispo. Cet aspect est vraiment sympathique et comme déjà noté : le temps c’est de l’argent donc une locomotive plus robuste qui va moins souvent en maintenance est un gain, une vitesse moyenne plus élevée idem, et j’en passe.




TECHNIQUE, INTERFACE CONSOLE ET AUTRE.

Sur One X, le jeu se voulait plutôt agréable à regarder. Sur Switch, la donne est tout de même bien différente. Le jeu perd en détail, et en finesse. Sur One X, dès lors que nous zoomions sur la map, nous voyons de la vie en ville, chose que la version Switch a perdu. Forcément, nous ne nous attendions pas à un rendu aussi jolie que notre précédent test. Cela reste tout à fait correcte pour la Switch, aussi bien en docké que portable. Le reste assez dans les deux cas assez fluide.

Le jeu est dispo en FR intégrale : voix, texte, ST, tout. On adhère aux jeux proposant notre langue sur toute les options de la sorte.

Manette en main, l’interface se veut plutôt bien pensée pour retrouver ses petits, bien qu’encore une fois le jeu vous laissera trouver pas mal de chose par vous-même. La partie construction à proprement parler manque des fois un peu d’ergonomie ou précision comme une route qui fait une boucle de malade sans raison apparente lors de sa construction. Cela demande juste un peu de patience par moment et de s’y reprendre plus d’une fois.

En plus du monde campagne évoqué précédemment, le jeu propose un mode bac à sable où vous aurez accès au monde sans contrainte ou restriction budgétaire. C’est open bar !

Le mode scénario vous proposera des missions prédéfinis comme son nom l’indique avec des objectifs clairs et précis. C’est varié, et en nombre conséquent. A noter que la version Switch dispose de trois packs additionnels inclus de base avec le jeu. Dommage par contre de constater que, dès la sortie du jeu , 3 packs à 9.99e chacun soient déjà sur l’eshop.

Niveau durée de vie au final, Railway Empire se montrera plus que généreux. Comptez plusieurs dizaines d’heures, rien que pour les parties scénarisées. Si vous vous lancez dans le mode libre et/ou bac à sable, le temps défilera surement à vitesse grand V. De ce point là, Railway Empire est des plus solides !




LE TRAIN QUITTE LA GARE.

A chaud, j’aurais tendance à ne pas forcément conseiller Railway Empire au néophyte qui veulent découvrir les builders / jeux de gestions. Non pas que le jeu ne soit pas bon, loin de là, mais celui-ci est complexe et le titre nous lâche dans la nature assez rapidement.

Le jeu nous propose de nombreuses options, une gestion complexe et complète, tout y est pour en faire un titre au top pour peu que ce genre vous botte. Le contenu est également présent en quantité et qualité.

Si vous êtes un joueur aguerri du genre, que l’aspect finance vous intéresse, Railway est du coup LE jeu qu’il vous faut.

Concernant la version Switch à proprement parler, à moins de tenir absolument à la partie nomade, je ne peux que vous suggérer de jeter un oeil aux versions PS4 / One si vous possédez ces consoles. Certes, vous aurez des packs de contenu en moins mais visuellement le jeu est vraiment joli sur ces supports, bien que comme noté précédemment la version Switch est loin d’être horrible et est tout à fait jouable.





Laisser un commentaire

Next Post

Dying Light sort enfin Hellraid

Dying Light fait incontestablement parti des jeux que j’ai aimé poncé de fond en comble sur cette gen, DLC inclus […]
%d blogueurs aiment cette page :