Devenons la plus grande guilde de mage sur Fairy Tail

Gh0stCrawl3r






Après plusieurs reports, le jeu FAIRY TAIL est enfin là.

Grand fan de l’animé (et manga) d’Hiro Mashima c’est avec une grande impatience que je me suis lancé dans le J-RPG de Gust (Atelier), dans la version Switch qui nous a été gracieusement fournie.

Sans plus attendre, voici notre avis complet et détaillé car oui, il y a beaucoup de chose à dire.




FAIRY QUOI ?

Replaçons le contexte car vous le verrez, ce ne sera pas du luxe. Fairy Tail est le nom d’une guilde de mage, dont est membre Natsu Dragneel le chasseur de dragon de feu. Le manga du même nom tournera autour de cette guilde au travers de plus de 540 chapitres. Ce n’est pas loin de 330 épisodes d’animé ! La guilde aura comme objectif de devenir la plus puissante et la plus grande de leur univers. L’histoire est riche, et vaste. De nombreux personnages (de la guilde même mais aussi des concurrentes) peupleront ce contenu énorme. Plusieurs arcs majeurs seront comptés tout au long de l’histoire de Fairy Tail.





UN UNIVERS RICHE.

Le jeu débute face au combat contre Hadès, second maitre de Fairy Tail. Celui-ci est tombé dans les arts obscurs et à présent maitre de la guilde noire Grimoire Hearts. Cet affrontement fera office de tutorial au système de combat. Zeleph apparaitra suite à ce combat pour invoquer Acnologia qui mettra à mal la guilde de Fairy Tail.

Pour échapper à une mort certaines, la guilde entière et leur leader Makarof lanceront un sort ultime. Ceci aura pour résulter de les placer en stases pendant 7 ans. A leur retour, la guilde ne sera plus que l’ombre d’elle-même et la risée du reste du continent. Fairy Tail cherchera à retrouver sa réputation, et c’est à vous que cela incombe ! Voici le point de départ du jeu qui reprendra les arcs suivants : les Grands Jeux Magiques, Eclispe, et Tartaros.

Et nous mettons ici le doigt sur le premier point « noir » du jeu. Le joueur ne connaissant pas la licence risque d’être perdu. L’histoire commence dans le combat final d’un arc, qui se passe à la moitié de du manga !  Alors oui, l’encyclopédie en jeu donnera pas mal d’informations sur le passé mais c’est tout de même un peu embêtant. 

Au niveau du contenu pure sinon, le jeu n’en sera pas clairement pas avare : trame principale, contenu annexe, et tout ce qui touche à la guilde en elle-même. Nous y reviendrons plus tard en détail.

Pour voir le bout du titre, en se limitant au strict minimum, comptez environ 25h de jeu. Vous voulez la jouer totale ? Vous ne serez pas loin de doubler le temps passé sur le titre.


FIDELITE AU MEDIA ORIGINAL.

L’histoire en elle-même est assez fidèle du media d’origine. Certes, quelques mini libertés seront prises, ou d’autres ajouts seront fait. Mais souvent pour le bien du jeu au final et pour placer une explication en cours de route, ou dévoiler au joueur une nouvelle mécanique. A l’inverse, il est dommage de voir certains passages épiques du manga ou du moins qu’on pensait importants résumées à un ou deux affrontement anecdotique. Je pense au 1vs100 de Erza résumé ici à deux petites bastons des plus simples.

Pour le reste, on retrouve tout ce qui fait de Fairy Tail ce qu’il est, tout ce qui fait que nous l’aimons. Cela sera un vrai plaisir de voir nos personnages favoris en action, les attaques connus, l’humour fort, la rivalité Natsu vs Grey, ou encore la folie de Jubia pour Grey, et surtout Happy pour ne citer qu’eux.

De ce côté-là, Gust a fait un super travail. Le fan de Fairy Tail s’y retrouvera forcément. Le fan service est complet en tout cas. L’identité de la licence est clairement respectée.


RPG MODE.

Fairy Tail est un J-RPG à l’ancienne, et j’entends par là : c’est généreux mais tout aussi brut de décoffrage. Tout un tas d’activité seront dispo en jeu. Bien entendu cela passera par le leveling de vos personnages, ainsi que leur rang. 

Vous pourrez augmenter les liens d’amitié entre eux. En plus de la trame principale, tout un tas de missions de rang D à S seront à récupérer sur le tableau de mission. Par contre, ces objectifs seront souvent simples et de type Fedex : va ici, loot / tue X et revient. De ce fait, nous ferons d’innombrable aller-retour vers les mêmes zones du jeu pour des objectifs courts et rapides. Ceci amène une certaine redondance et ce, dès les premières heures de jeu.

Il y aura également des PNJ vous demandant de leur échanger des composants contre des Lacrima par exemple (des pierres à équipes, augmenter l’attaque, défense ou des résistances par exemple). Vous aurez très souvent déjà ces composants sur vous si vous fouillez un minimum lors de vos sessions. Il suffira alors de reparler à ces PNJ pour valider leur requête. En parlant de ces PNJ, il y a un manque flagrant de modèle ici aussi.

Nikola, une des invocations de Lucy, cherche un certain nombre de bonbon. Lui échanger permettra de récupérer de jolies récompenses.

Plus vous ferez de mission et remplirez d’objectif, et plus la guilde remonter au classement. Mais ce n’est pas tout, vous pourrez doter la guilde de nouvelle installation. Il faudra d’ailleurs les améliorer et monter en niveau. 

Pour certains objectifs principaux, le joueur passera par du grinding quelque peu forcé.. Le joueur est obligé de ratisser des fois du contenu peu intéressant.

Pour mener à bien vos missions, vous serez généralement assez libre de composer vous-même votre équipe. Point positif : les héros non groupés gagneront tout de même un peu d’EXP (50%, de base). Des bonus permettront même de booster ce gain. C’est un bon point, permettant de pouvoir changer d’équipe parmi ces 16 mages. Nous ne nous sentirons donc pas pénalisé de ne pas avoir utiliser un personnage précédemment.

A chaque montée de level, vos personnages gagneront des bonus de stats, de nouvelles compétence (ou boost de celles-ci) entre autres.

A chaque mission, nous gagnerons de l’argent et des points permettant d’augmenter le rang de nos mages. Augmenter le rang permettra de débloquer des bonus passifs, ou des slots de Lacrima.


UN SYSTEME DE COMBAT AU POIL.

Si nous devions retenir qu’un seul point de Fairy Tail cela serait son système de combat sans aucune hésitation. Après le dernier Atelier Ryza, Gust nous a encore pondu un système qui fonctionne plutôt bien.

Avec 3 mages au début de l’aventure (4, puis 5 par la suite), les combattants et adversaires sont placés sur un damier de 3×3.

Tour par tour oblige, nous alternerons entre chaque personnage pour choisir nos attaques. Chacune de nos compétences touchera à minima une case, d’autres deux cases latérales, une ligne verticale, en X etc. D’autres compétences auront pour effet de faire reculer un ennemi, d’en rapprocher deux de façon latérale etc. Il sera donc plaisant de jouer sur cette facette pour toucher nos ennemis et les mettre à mort.

Le joueur aura le choix, à chaque tour de faire une attaque basique, utiliser un objet, se défendre ou balancer la magie qui consommera des PM. Les attaques de base sont relativement faibles, et les PM pouvant se régénérer facilement, nous abuserons de la magie coup sur coup.

Nous retrouverons les compétences phares de chacune de nos protagonistes, tel que le Karyu No Tekken de Natsu, le Ice Breaker Lance de Grey, les transformations et armures d’Erza ou encore les moult invocations de Lucy. Les animations sont plutôt bien foutues et le plaisir de balancer ces attaques est là. Je me suis limite entendue gueuler le nom des attaques avec les personnages du jeu tant j’étais à fond haha.

A chaque attaque utilisée, une barre se remplira permettant de lancer une attaque de groupe. Celle-ci se montrera assez dévastatrice. SAu départ, nous pourrons balancer 3 attaques de suite, dont un final bien costaud. Plus le jeu avance, et plus nous pourrons enchainer de pouvoir dont des fois des magies spéciales. Par exemple, Makarof qui se pointe et démonte tout le monde.

Chaque personnage aura une barre d’éveil également qui augmentera au fur et à mesure. Cela permettra de déclencher un super bonus pour le personnage une fois la barre pleine et activée : boost d’attaque, PM et PV régénérés chaque tour, ou posture spéciale comme pour Natsu par exemple qui pourra passer en mode « dragon du feu foudroyant ».

Le système est globalement complet et procure du fun, avec un sentiment de puissance en montant en level nos personnages. C’est dynamique, avec de belles animations, et on se prendra donc vite au jeu de peaufiner nos stratégies pour maximiser les dégâts. D’ailleurs, il arrivera que des routes bloquées ne s’ouvrent qu’avec une attaque de groupe causant un minimum de dégâts assez élevés.


TECHNIQUE.

Nous faisons face ici au point « faible » du jeu, sa technique. La version Switch, même après le patch day one, fait face à des ralentissements assez fréquents notamment dans Magnolia ou même dans la guilde, et cela semble même pire en docké. J’ai moins eu le sentiment de ralentissements sporadiques mais gênants en portable.

Pas mal de textures font tâche et on me dirait que le jeu est sur un début de gen PS3 je ne serais pas choqué.

Bien entendu, le cel-shading fait honneur au manga en générale, mais quand on regarde tout ce qui est autours des personnages, on s’aperçoit que tout n’est pas très jolie et n’a pas mérité le même traitement.

La version Switch connait également de très nombreux chargement. Pas foncièrement long, mais nombreux et donc à terme un peu dérangeant. Bien entendu, gardons à l’esprit qu’il ne s’agit pas d’un jeu à gros budget, mais avec plusieurs reports, et un prix tout de même fort demandé, je m’attendais à quelque chose d’un peu plus propre.

Le jeu est disponible uniquement en VO (cela fera plaisir aux fans de l’animé, moi le premier) et entièrement sous-titré en FR. Même avec le patch day one, j’ai constaté quelques loupés en jeu, rien de grave mais tout de même présent.

Nous croisons de temps en temps des mages en ville et une icône reprend leur portrait au-dessus d’eux. A plusieurs moments, il n’y avait pas le bon portrait au-dessus. Rien de grave certes. Comme noté plus haut, à contrario, les animations et effets en combat sont plutôt bons. L’accent a clairement été mis sur le détail des mages de tout horizon, et des effets / animations en combat.




UN JEU SI ATTENDU ! AVIS PERSONNEL.

Le fan de Fairy Tail sera en terrain connu. Le jeu nous fait traverser la seconde moitié du manga grosso modo en étant dans la très grande majorité des cas des plus fidèles au media d’origine. C’est plaisant à suivre, et à jouer. Le choix de commencer sur Hadès peut être surprenant par contre, comme le fait de « raccourcir » certains passages du type le 1v100 comme évoqué plus haut. Le néophyte sera surement un peu perdu.

Le système de combat est ultra complet et si fun à jouer, les animations sont jolies et balancer des gros sorts à la pelle, on adore. Il est dommage que tout le jeu n’ait pas eu le droit au même traitement notamment le rendu pas toujours flatteur et ses ralentissements sur la version Switch. La baston est clairement LE point fort du jeu à mes yeux, et tout adepte du tour par tour devrait y jeter un œil. Puis le fan que je suis attendait tellement un jeu où incarner la guilde.

Le contenu de jeu, dont le end game, sont présents, on a de quoi faire mais le contenu annexe et le grinding imposé à certains moments ne sont pas des plus intéressants. Leveler ses personnages, la guilde, développer l’infrastructure de celle-ci occupera le joueur de longues heures.

Même s’il est non exempt de défaut, Fairy Tail reprend les racines du JRPG au tour par tour à l’ancienne en y ajoutant quelques facettes façon Gust intéressantes. La sauce prend tout de même bien et devrait donc ravir tout joueur fan de (J-RPG) et/ou de l’animé !






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